Publié le
Lundi 23 avril 2018

Filière caprine : Sagesse et prudence malgré quelques assurances

La fabrication de fromages de chèvre a baissé (- 1,3 %), la collecte aussi (- 0,7 %), mais la filière croit en l’avenir. Son plan : augmenter la part des produits bio et des AOP (appellations d’origine protégée), et valoriser davantage à l’export.
La fabrication de fromages de chèvre a baissé (- 1,3 %), la collecte aussi (- 0,7 %), mais la filière croit en l’avenir. Son plan : augmenter la part des produits bio et des AOP (appellations d’origine protégée), et valoriser davantage à l’export.

Depuis 2015, les voyants sont au vert grâce à une reprise de la demande. Mais après une crise qui a été rude de 2008 à 2013, à cause tout d’abord de surstocks très importants, puis d’une pénurie d’offre, le secteur du lait de chèvre se veut prudent. La collecte de 2017 l’atteste, en diminution de 0,7 % comparé à 2016, avec 465 millions de litres de lait. Parvenir à conserver ces volumes devient un enjeu majeur.

Un éleveur caprin sur quatre va partir en retraite dans les cinq à dix ans qui viennent. Les transformateurs, qui veulent relever le niveau de qualité des produits, réclament plus de lait à leurs livreurs français. Des laiteries, le leader Agrial-Eurial, veulent donc installer des jeunes. En contrepartie, les éleveurs de chèvres invitent les industriels à mieux maîtriser leur lait, particulièrement les importations européennes qui servent historiquement à compenser les baisses de production.

Frédéric Gérard

Frédéric Gérard

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23 octobre 2020 - N° 43
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