Publié le
Vendredi 16 décembre 2016

Eurial-Agrial veut développer le lait de chèvre, comme chez Aurélien

Ce n'est pas un hasard, car “si on est leader aujourd'hui, c'est un peu à cause des producteurs du Nord-Mayenne” plaisante le président d'Agrial Arnaud Degoulet. Ils étaient onze producteurs et trois en Ille-et-Vilaine, dont le lait était collecté par Agrial, puis revendu à Eurial. “A l'origine, il était question de dénonciation du contrat. Mais plutôt que de se séparer, on a reconsidéré les choses...” Quelques années plus tard, la fusion des deux coopératives est effective depuis le 1er octobre.


Un travail d’intérieur



Parmi les quelques éleveurs du secteur, l'oncle d'Aurélien Mérienne. C'est lui qui lui a donné l'envie de se lancer dans la production. Installé en 2014, le jeune homme élève aujourd'hui 300 chèvres Alpines. Aurélien a été séduit par les animaux, leur taille, “c'est une production agréable” glisse-t-il, “on travaille à l'intérieur”. En effet, ses chèvres sont nourries en ration sèche (aliment en bouchon, foin et paille). Elles sont aussi désaisonnées en jouant sur la lumière du bâtiment (2). Cela permet de caler la plupart des mises bas en septembre (au lieu du printemps), pour bénéficier d'un prix de lait d'hiver majoré. L’astreinte reste importante : “Je trayais deux heures matin et soir. Je suis descendu à 1 h 45 grâce à un chien de traite qui m'évite d'aller chercher les chèvres dans le parc d'attente.” Les mises bas engendrent un pic de main-d'œuvre. “J'ai eu 220 mises bas en un mois.” L'éleveur reçoit le soutien de sa famille, mais surtout fait appel aux agents des services de remplacement pour continuer à assurer le soin aux animaux.


Cela dit, cette production est comparable à la production porcine, commente Mickaël Lamy : “C'est une conduite en bandes. Quand on est bien organisé, le travail est assez rationnel. On peut même arrêter de traire un ou deux mois.” Le type d'alimentation est variable : ration sèche, ensilage maïs, enrubannage, et même pâturage, “mais il faut éviter le parasitisme. C'est très technique” met en garde Benoît Baudouin, responsable du Plan Caprin chez Eurial. Quelque 400 visiteurs intéressés ont pu se faire leur idée, le 9 décembre, “une affluence plus importante que ce qu’on imaginait”, selon Hervé Jarry, directeur de la région Mayenne.


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