Publié le
Vendredi 15 mai 2020

“En travaillant le coût de production, on est passé de 1,13 à 2,1 Smic”

“A l'installation, l'adhésion au contrôle de performances devrait être obligatoire pour le jeune” estime Pascal Cossard.
“A l'installation, l'adhésion au contrôle de performances devrait être obligatoire pour le jeune” estime Pascal Cossard.

La production de viande de Blonde d'Aquitaine est l'un des ateliers du Gaec des Fleuriais, à Puceul (Loire-Atlantique), qui compte six associés. C'est le domaine de compétence de Pascal Cossard. “Il y a dix ans, quand le prix des céréales était élevé, on s'est posé la question de savoir si on allait arrêter les allaitants. Cela ne s'est pas fait et j'ai décidé de faire partie d'un groupe coût de production avec le contrôle de performances.”

Une décennie plus tard, il ne regrette pas son choix. “On est une douzaine d'éleveurs sur un groupe à Nozay. En plus de la remise de nos résultats, on se réunit trois fois par an avec le technicien, Bénilde Lomelet, pour travailler sur l'eau, le pâturage ou le bilan carbone. Entre éleveurs, le partage de connaissances est très formateur : ça stimule tout le monde pour aller de l'avant.” Sur les six associés du Gaec, 1,7 UMO est affecté à l'atelier viande. “De 1,13 Smic la première année, on est passé l'an dernier à 2,1 : c'est très valorisant en matière de travail.”

Alimentation : autonome à plus de 60 %

Cent dix à 120 vêlages sont réalisés chaque année, de la mi-août à novembre et de mi-mars à fin mai. “Je préfère récolter du foin de très bonne qualité et je ne donne jamais de concentré aux animaux en production. Seuls les veaux, et encore le moins possible, et les taurillons sont complémentés. Depuis deux ans, j'incorpore un fourrage grossier de très bonne qualité dans la ration : du RGA - trèfle blanc récolté très jeune, à 50 % de matière sèche.”

Avec trois autres éleveurs, il approvisionne le Leclerc d'Orvault. Avec 90 vaches à l'année, cette filière fonctionne bien. Les JB, abattus à La Roche-sur-Yon par Bigard, sont surtout destinés à l'export.

Pâturer au maximum pour être autonome est le maître mot de la conduite d'élevage au Gaec des Fleuriais. “L'objectif est de faire pâturer la totalité de la surface en herbe, qui est de 100 ha. On a aussi 10-12 ha de maïs ensilage et 7-8 ha de maïs grain. L'orge (60 t) est autoconsommé et je cultive aussi du pois (35 t) pour l'apport protéique. Plus de 60 % de ce que consomment les animaux est produit sur l'exploitation.”

Christian Evon
Le journal
29 mai 2020 - N° 22
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