Publié le
Vendredi 25 octobre 2013

En plus des tracteurs, des pertes en cascade chez les concessionnaires

Les cambriolages les plus impressionnants ont lieu chez des concessionnaires ou des entreprises de travaux agricoles. Dernièrement, près de Château-Gontier, deux engins se sont envolés d’une ETA. Les choses peuvent aller vite. Il suffirait d’une demi-heure pour s’emparer d’un ou trois tracteurs dans une concession, et de 48 heures pour les emmener à bon port. La plupart du temps, ils ne sont jamais retrouvés. 

Deux cas non résolus. Les Ets Lebaudy ont subi une perte de 183000 euros, suite au vol de trois tracteurs sur leur site de Villaines-la-Juhel, en novembre 2012. En mars dernier, la note a été encore plus salée, pour Yvan Leroy, concessionnaire manchois : six tracteurs sont partis dans la nuit, sur sa concession d’Ille-et-Vilaine, près de Fougères. “On a mis des systèmes d’alarme, une grille devant la vitrine, des rails d’autoroute devant les grillages. Je pense que ça complique un peu la tâche des voleurs, que ça dissuade.” “Nous avons généralisé les clés codées pour mettre, un peu, de difficultés aux voleurs, rapporte pour sa part Xavier Lebaudy. On est aussi plus vigilant pour rentrer ou atteler certains tracteurs.” 
L’aménagement des sites et de nouveaux équipements ont un coût. Chaque vol génère d’autres pertes en cascade. La hausse de franchise d’assurance, la réparation des dégâts, la réduction de la marge dans certains cas. Par exemple, en motoculture, lorsqu’il faut racheter le matériel en pleine saison. Outre les pertes financières, c’est aussi “du temps de perdu” pour les entreprises. De la gendarmerie à l’assurance, un vol représente une charge administrative supplémentaire. 
La multiplication des vols de tracteurs devient même un business. Une entreprise propose ainsi des balises GPS “cachées” et “indétectables” sur les tracteurs, afin de retrouver plus facilement leur trace. Mais muliplier par des dizaines voire des centaines de tracteurs vendus par an, pour les concessionnaires, deviendraient vite exhorbitant.
Frédéric Gérard
Frédéric Gérard

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27 novembre 2020 - N° 48
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