Publié le
Vendredi 21 juin 2013

En maternité et en post-sevrage, les niches permettent de chauffer moins

Daniel Bédouet est éleveur à Saint-Cyr-le-Gravelais (Mayenne).

La niche concentre la chaleur au niveau des animaux et permet d'éviter d'avoir 

"Notre maternité était vieillissante, le chauffage partait par les fenêtres. Nous avons fait le choix d'une isolation totale par l'extérieur. Pour le type de chauffage, cela a nécessité une très grande réflexion. Nous avons étudié la possibilité d'utiliser du bois déchiqueté. Finalement, nous avons choisi d'installer des niches intelligentes (régulation de la température en fonction de la température de la peau des porcelets). 

De plus, grâce à un solivage, nous avons redescendu la hauteur du plafond. Tous ces aménagements nous permettent aujourd’hui d'avoir une température de 32 à 34 °C dans la niche, quand il fait 22 °C dans la salle. Par rapport aux moyennes de l'Ifip, nous économisons 42 % d'énergie en maternité. Et je suis sûr que c'est au-delà en réalité (mais nous n'avions pas de compteur avant). 
On a amélioré nos performances. Il y a moins d'écrasés, les porcelets comprennent où est la zone d'inconfort. On arrive à 11,5 sevrés. La niche est localisée, qu'il fasse chaud ou froid à l'extérieur. Pour le lavage, il n'y a aucune différence, on ne démonte rien, les lampes sont étanches. En post-sevrage, les effets sont également visibles : nous restions à 28 °C en consigne d'ambiance puisque les animaux se mouillaient avec la soupe. 
Aujourd’hui, grâce à la niche, on peut rester à 22-23 °C d'ambiance. Les performances des niches, associées à un échangeur en post-sevrage, nous amènent à réaliser 84 % d’économies par rapport aux références de l’IFIP.”
Propos recueillis par Rémi Hagel

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Rémi Hagel

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3 juillet 2020 - N° 27
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