Publié le
Mercredi 19 août 2020

En Loire-Atlantique, le ballet des ensileuses monte en puissance

Avant de prendre la décision d’ensiler, il convient de faire un diagnostic au champ, en veillant à bien rentrer à l’intérieur des parcelles où les maïs peuvent être très différents des bordures.
Avant de prendre la décision d’ensiler, il convient de faire un diagnostic au champ, en veillant à bien rentrer à l’intérieur des parcelles où les maïs peuvent être très différents des bordures.

La sécheresse et les fortes températures enregistrées depuis le début de l’été ont amené au stade de maturité une bonne partie des maïs dans la région. En Loire-Atlantique, dans les groupes Cuma, la campagne d'ensilage monte en puissance.

Ala Cuma de l’Avenir, à Puceul (44), les deux machines Claas 6 rangs sont conduites par deux chauffeurs salariés : Steven Désormaux et Nicolas Garaud. Dans le groupe, les surfaces en maïs sont stables, de l'ordre de 1 000 hectares, ce qui représente 500 ha par machine et par chauffeur.

“Les récoltes sont pour nous un gros enjeu, on ne peut pas se permettre de tomber en panne pendant ces périodes-là, aussi bien pour la récolte du maïs que pour l'herbe”, lance Alexandre Amossé (La Grigonnais), l'administrateur de la Cuma responsable de l'activité ensilage. “Nous avons une Claas 940 et une 930, la machine nouvelle génération, achetées respectivement en 2014 et en 2018.” Pour gagner du temps avec l'herbe (à peine 1 500 ha), la Cuma s'est équipée d'un andaineur à tapis, ce qui permet à la machine d'avaler 6 à 7 ha à l'heure.

Environ 100 euros de l'hectare

“Cette année, on a décidé de reprendre les plannings par responsable de secteur, alors qu'avant, c'est le responsable d'atelier qui le faisait lui-même en fonction des appels des gars. Cela ne convenait pas à tout le monde, car certaines exploitations avaient réussi à passer toutes leurs surfaces, pendant que d'autres qui n'avaient pas commencé. On espère que ce nouveau système contentera tout le monde.”

A la fin de la campagne, la commission ensilage de la Cuma se réunit et prend en compte tous les hectares réalisés. Elle regarde aussi le coût de revient de la machine, aussi bien pièces que carburant, et intègre au prix de revient le temps de travail du chauffeur, au champ et sur la route. “Le total de charges est réparti au prorata des utilisateurs. En 2019, on tournait autour de 100 euros de l'hectare”, précise Alexandre Amossé.

“Au vu des premières remorques, c'est mieux qu'en 2019”

Mardi 18 août, Steven Désormaux a démarré sa tournée au Gaec des Lauriers, à Puceul. “Nous avons fait le détourage de trois parcelles, ce qui représente six remorques. Cela va nous permettre de faire la jonction avec le stock d’ensilage restant. Tout le reste sera ensilé début septembre”, lance Fabien Chevalier, du Gaec des Lauriers.

Avec son frère Jérôme, ils nourrissent leurs 70 VL avec du maïs (44 ha semés cette année) et de l’herbe, dont une partie se fait en dérobée. “Avec du maïs semé derrière, et s'il ne pleut pas, c'est comme si on avait deux cultures au lieu d'une.”

“Ce qu’on vient de rentrer est très correct. La qualité s’avère meilleure que l’an dernier, quand le rendement fourrage atteignait à peine 10 t MS/ha. Avec l’alimentation robotisée, on mise sur des maïs un peu plus verts, avec un hachage fin. Bien tassé, il se conserve mieux au silo.”

Christian Evon
Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
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