Publié le
Vendredi 25 octobre 2013

En dix ans, le concours d'animaux de boucherie de Cholet a trouvé sa place

La quasi-totalité des 296 bovins présentés a trouvé preneur au concours de Cholet, à des prix “corrects”.
La quasi-totalité des 296 bovins présentés a trouvé preneur au concours de Cholet, à des prix “corrects”.

La quasi-totalité des bovins présentés a trouvé preneur, au concours d'animaux de boucherie de haute qualité, jeudi 17 octobre, à Cholet. Des prix corrects qui n'ont toutefois pas dépassé 7,60 €. Mais en dix ans, le concours semble avoir trouvé sa place.

C'est la SVA Jean-Rozé (Intermarché) qui a acheté les deux animaux les plus prestigieux du concours (Grand prix et Prix coup de cœur), lors de la vente aux enchères. Des bêtes cédées 8,40 € et 7,80 €, des prix très corrects, supérieurs à ceux de l'an dernier (5,50 €), mais inférieurs à ceux de la première vente aux enchères il y a deux ans (11,40 €).

Comme l'an dernier, le concours se déroulait dans un contexte de cours élevés. Un contexte finalement peu favorable à ce type de concours, comme l'analyse Stéphane Jamin, président du syndicat des marchands de bestiaux de Maine-et-Loire : “Quand les acheteurs ont beaucoup déboursé dans l'année à cause des cours élevés, ils mettent moins facilement la main à la poche pour les concours.”

Des prix entre 4,60 €
et 7,60 €

Ce 10e concours a donc été correct :

“Pas un grand cru, mais quand même meilleur que l'an dernier”, résume son organisateur Stéphane Brochard. L'an dernier, la vente avait été catastrophique, en raison du boycott de la grande distribution, furieuse d'avoir vu quelques jours plus tôt les parkings de leurs supermarchés souillés par du purin déversé par les militants FNSEA. Les éleveurs étaient moins nombreux cette année à présenter des animaux : 136  éleveurs pour 295 bêtes, soit 100 bêtes de moins que l'an dernier et environ 30 de moins que la moyenne des dix dernières années. Mais en contrepartie cela a dopé les ventes. La quasi-totalité des animaux a trouvé preneur, toutes catégories confondues, à des prix oscillant entre 4,60 € et 7,60 €. Les bœufs ont été vendus entre 4,60 € et 5,50 €, les Parthenaises entre 6,20 € et 7,60 €, les Blondes entre 5,80 € et 6,10 € avec une exception à 7 €, les génisses charolaises autour de 6,40 €

En dix ans, le concours de Cholet, malgré sa moindre taille, semble avoir réussi à asseoir sa réputation.

“En 2004, c'était un essai, on avait par exemple beaucoup de bêtes non tondues, se rappelle Stéphane Brochard.

A partir de la quatrième année, on a commencé à se faire une place au niveau national, il y avait moins d'offre que de demande”. Et peu à peu, les habitués ont inscrit le rendez-vous dans leur agenda. La date, mi-octobre, n'est pas son meilleur atout mais

“il y a 42 concours d'animaux de boucherie en France, ils ne peuvent pas tous se tenir juste avant les fêtes de Noël ou Pâques !”


Plafonner le nombre d’animaux ?


Le concours de Cholet reste moins renommé que Bressuire ou Evron, véritables institutions, mais il a des atouts, notamment la diversité des races présentées. La qualité des animaux a aussi progressé grâce à la discipline imposée par le comité d'organisation, qui refuse les bêtes non préparées.

“Quand on a lancé ce concours, on voulait remettre en avant le haut de gamme, et faire revenir les éleveurs sur le foirail”, se souvient Roselyne Durant, élue à la communauté d'agglomération du Choletais (Cac) chargée de ce dossier. Mission apparemment réussie.

Pour les années à venir, les organisateurs pourraient limiter le nombre d'animaux à 300, afin de garantir un certain niveau de prix. Une idée qui pour l'instant circule, et qui pourrait être validée prochainement.

Antoine Humeau

Antoine Humeau

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