Publié le
Vendredi 7 novembre 2014

Ecotaxe: sursis requis pour sept "bonnets rouges"

Le 30 octobre, le parquet de Brest a requis une relaxe et des peines de trois et quatre mois avec sursis contre sept personnes poursuivies dans le cadre de la destruction du premier portique écotaxe, l'an dernier, à Guiclan (Finistère). Les prévenus — six hommes, exploitants agricoles, et une femme, salariée agricole — avaient été aperçus tenant la bâche noire sous laquelle opéraient ceux qui ont deboulonné et decoupé les piliers du portique. Tous ont affirmé qu'ils ne savaient pas ce que faisaient les personnes dissimulées sous la bâche. La décision de justice a été mise en délibéré au 1er décembre.


"Des lampistes"



A leur sortie du palais de justice, les sept prévenus ont été accueillis par les applaudissements de sympathisants, qui se sont dispersés dans le calme. Avant l'audience, le porte-parole des "bonnets rouges" et président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, avait commenté:

"Ceux qui comparaissent aujourd'hui ont eu raison trop tôt, ce sont des lampistes. Nous demandons leur relaxe".



Lors de l'audience, Me Christian Bergot, avocat des prévenus, a tenu un discours similaire:

"Nous sommes là pour enterrer un défunt, l'ecotaxe, qui est morte", a-t-il fait valoir. L'avocate de l'Etat, partie civile, a rejeté toute idée de

"violence légitime".

"Je comprend la colère, mais la colère n'est pas une excuse, a souligné la procureure, Isabelle Johanny

. Ce ne sont pas des lampistes, même s'ils sont poursuivis pour complicité. Une fois de plus, c'est le contribuable qui va payer".








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