Publié le
Vendredi 5 avril 2013

Du maïs pour remplacer ce qui a été détruit

Le mauvais temps qui persiste oblige beaucoup d'agriculteurs à changer leur plan.

Les semis de printemps ont été très perturbés et nombre de parcelles qui auraient pu être implantées en pois, orge, ou avoine, ne le seront pas. Le Bulletin de santé du végétal Pays de la Loire fait le constat de stades très variables pour les cultures d'hiver avec certaines parcelles très en retard et d'autres, beaucoup plus en avance que ne le laisse supposer l'aspect de la végétation. Les quelques jours d'accalmie auront permis de rattraper un peu le retard dans les travaux mais les sols gorgés d'eau restent encore peu praticables pour les semis de printemps. Les organismes de collecte commencent à envisager une baisse significative des récoltes d'été compte tenu des mauvaises conditions d'implantation à l'automne et des prévisions de semis non réalisées. Il ne faudrait pas que les récoltes d'automne soient, elles aussi, pénalisées.

Un choix restreint

La question du remplacement de ces cultures non semées ou à la place des cultures d'hiver détruites par l'excès d'eau, devient de plus en plus délicate. Chez Anjou-Maine Céréales, on table sur le maïs-grain précoce. “Il n'est pas impossible qu'il fasse beau quelques jours au mois d'avril” plaisantait le directeur Nicolas Laigle, la semaine dernière. “C'est le maïs qui devrait être massivement choisi par les agriculteurs, comme culture de printemps parce que cela reste la mieux connue et la mieux maîtrisée. Le tournesol a encore déçu l'an dernier.” Mais d'un autre côté, tout mettre en une seule culture peut être risqué et d'autres agriculteurs feront valoir qu'en terre séchante, le tournesol s'en tirera mieux que le maïs.

Christophe Zapata

Christophe Zapata

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