Publié le
Vendredi 11 octobre 2013

Du foin aux vaches pour réduire les températures ?

Dans son dernier rapport, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) relève ses prévisions de hausse de températures. Mais assure qu’il est encore possible d’agir pour freiner cette tendance — les activités humaines étant responsables du réchauffement climatique mondial (probabilité supérieure à 95 %).

Dans un autre rapport, daté du 25 septembre, la FAO indique que l’élevage peut contribuer à retenir le mercure. Le secteur pourrait même réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % au niveau mondial !

Parmi les solutions avancées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture : utiliser du foin afin de favoriser une meilleure digestion des bovins. La digestion des vaches représente tout de même 39 % des GES émis par les élevages. Et 45 % proviennent de la production et de la transformation de fourrages.

La génétique pourrait être mise à contribution pour aboutir à des espèces qui émettent moins de gaz. Plus généralement, la FAO préconise d’adopter de meilleures pratiques en matière d’alimentation, de santé et de conduite d’élevage, et de gestion du fumier. Elle invite aussi à s’appuyer sur des technologies encore peu utilisées, pour produire du biogaz ou économiser de l’énergie, par exemple.

Toutes filières confondues, l’élevage produit 7,1 giga tonnes d’équivalent CO2 par an de GES, soit 14,5 % des émissions humaines mondiales.

Toutes filières confondues, l’élevage produit 7,1 giga tonnes d’équivalent CO2 par an de GES, soit 14,5 % des émissions humaines mondiales.

Limiter la hausse à -2 °C

Selon le Giec, les émissions mondiales de GES pourraient entraîner (selon les modèles d’études) une augmentation des températures comprise entre 0,3 °C et 4,8 °C d’ici 2100, par rapport à la période 1986-2005. Cette hausse est déjà de 0,8 °C depuis l’époque pré-industrielle. Conséquences à venir, les régions du globe les plus humides devraient être soumises à des pluies plus intenses et plus violentes, et les régions les plus sèches, subirent des vagues de chaleur plus fréquentes et plus longues.

Le rapport publié par le Giec le 27 septembre, est une synthèse de plus de 9 000 études scientifiques. Il doit servir de base aux décideurs, en vue d’un accord international sur le climat, en 2015 à Paris. L’enjeu : contenir le réchauffement sous les 2 °C par rapport à l’époque pré-industrielle.

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