Publié le
Vendredi 3 juillet 2020

Des rendements moyens pour les premières moissons

(photo d'archives)

Avec le cumul des températures atteint en juin, les récoltes s’annonçaient précoces. Finalement, le froid des derniers jours stoppe net les moissonneuses. La moisson des orges a démarré “avec des rendements corrects mais pas exceptionnels”, confie Stephan Beau chez Terrena. Les 55 q/ha de moyenne récoltés dans les premières parcelles le sont sur des terres séchantes qui “ne sont pas une référence”. Les PS s’annoncent plus faibles que l’an dernier, autour de 64.

Les récoltes de colzas sont également en cours. “Tous les colzas sont à maturité mais on attend que les graines soient sèches.” Les premières parcelles rentrées avoisinent les 25-30 q/ha. Pour Terres Inovia, les rendements semblent peu élevés, autour de 20-25 q/ha avec une grosse variabilité entre parcelles.

Une année compliquée

Les premiers blés ont été moissonnés dans le sud de la région, avec des rendements plutôt faibles et des gros écarts entre parcelles selon Arvalis. “C’est décevant mais on s’y attendait”, admet Charlotte Lafon. “C’est le résultat d’un cumul de facteurs.” Tout d’abord des semis difficiles dans des parcelles hydromorphes et parfois décalés en raison d’un automne extrêmement pluvieux. Les pluies jusqu’à mi-mai ont compliqué la fertilisation azotée des parcelles. Et quand les agriculteurs ont enfin pu apporter l’azote, le temps sec n’a pas permis une bonne valorisation de l’engrais. Les pluies sont revenues au moment de la floraison affectant les composantes de rendement, suivies de journées très chaudes qui ont impacté le remplissage des grains. “Les parcelles semées en octobre ont peut-être été moins touchées par ces jours échaudants.”

Vigilance sur la qualité

Chez Terrena, Stephan Beau confirme les rendements moyens en blé mais nuance : “Les premières récoltes sont celles des terres séchantes.” Cela dit, au vu des conditions difficiles en culture, il prévoit une baisse des volumes de 40 % en Pays de la Loire. “Certains secteurs en Loire-Atlantique ont énormément souffert de l’hiver pluvieux.” A l'est du Maine-et-Loire, les blés bien implantés dans les terres profondes promettent malgré tout de bons rendements. “On risque d’avoir de gros écarts types en matière de rendement, de PS et de protéines.” Quelques alertes de grains germés sur pied en triticale ont été relevées en Sarthe, “pas gênant pour l’instant”. Mais “il faudra être vigilant sur la qualité”, les critères technologiques, comme le temps de chute de Hagberg, pourraient être dégradés à cause des grains germés. “Ce sera une année compliquée pour les services qualité !” En bio, les récoltes s’annoncent “correctes”. L’espoir de l’année se porte sur les cultures de printemps : une grosse récolte de tournesol et des maïs prometteurs.

Sabine Huet
Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
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