Publié le
Vendredi 1 avril 2016

Des projets moins biens financés

L'enveloppe de FranceAgriMer allouée au GIE au titre de l'exercice 2015 a été revue à la baisse (près de 10 %), comme dans toutes les régions, pour s'établir à 618 000 euros. Les responsables du GIE ont obtenu une légère rallonge budgétaire, pour arriver à une dotation régionale de 695 000 €. Malgré cette rallonge, le programme déposé à hauteur de 718 000 € a donc dû être revu légèrement à la baisse. “Toutes filières confondues, l'enveloppe a permis l'accompagnement de plus de 1 000 éleveurs, dans 170 groupes”, s'est félicité Alain Denieulle. “Mais la mise en œuvre du programme 2015, au mois de juin, devrait conduire à une sous-réalisation.” Cette réponse tardive a entraîné un démarrage des actions à l'automne pour plusieurs filières, et donc des difficultés à mobiliser les éleveurs (bovins notamment) sur les derniers mois de l'année. La plupart des projets d'appui technique déposés ont été construits pour répondre à l'éligibilité PCAE. En effet, tout éleveur bénéficiaire d'une aide PCAE doit avoir suivi une formation de deux jours en collectif plus une demi-journée en individuel, formation Vivea ou appui technique FranceAgriMer.


Une enveloppe en baisse
de 15 %



Le programme FranceAgriMer connaît des évolutions en 2016, notamment le plafonnement de la prestation à 30 % du coût total, au lieu de 50 %. D'autre part, 10 % minimum du programme régional doit concerner des GIEE pour être prioritaire. Mais c'est bien la baisse de l'enveloppe allouée à l'exercice 2016 en Pays-de-la-Loire (- 15 %) qui inquiète le plus les responsables du GIE. En y ajoutant la rallonge obtenue l'an dernier, la baisse s'élève même à 25 %. Conséquence : le comité de sélection régional a dû appliquer des baisses sur l'ensemble des projets de l'ordre de 50 %, voire refuser certains dossiers qui n'arrivaient plus au seuil requis de 4 000 euros minimum.


Or, toutes les filières ont déposé une demande à la hausse par rapport à 2015, à l'exception de la filière cunicole. Deux filières ont particulièrement augmenté leur demande : la filière avicole, dont les besoins se sont accrus du fait du PCAE, et la filière laitière. “La crainte est de voir certaines structures jeter l'éponge au vu de l'enveloppe qui leur est proposée. Ce qu'il faut surtout, c'est ne pas perdre des crédits.” Les structures qui ne candidateraient pas à l'appui technique géré par le GIE pourraient se tourner vers des formations Vivea afin de ne pas laisser les éleveurs sans accompagnement. Mais là encore, le dispositif Vivea ne pourra pas couvrir tous les besoins.



De nouvelles actions en lien avec l'actualité



C'est le cas pour la mise en application de l'arrêté biosécurité, qui rentrera en application au 1er juillet. C'est une des conséquences de la crise Influenza aviaire, qui s'est déclarée dans le Sud-Ouest en novembre 2015 et qui a entraîné d'importantes répercussions économiques à l'échelle de la filière. L'arrêté biosécurité rend notamment obligatoire la conduite en bande unique dans les unités de production, suivie d'un nettoyage, d'une désinfection et d'un vide sanitaire. Grâce au réseau d'animation du GIE, en partenariat avec la chambre d'Agriculture et le Cravi (Comité régional avicole), les besoins des filières ligériennes pourront être chiffrés pour la mise en application de ce texte et les dispositifs d'aides adaptées au contexte seront étudiés.



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