Publié le
Vendredi 17 janvier 2014

Des élèves initiés aux postes de consommation indirecte

Un colloque pour une transition énergétique : vendredi 10 janvier, les élèves du Lycée agricole de Laval avaient rendez-vous avec les préoccupations de demain.

Le colloque de l’Adearm (1) était en fait une journée de formation commune pour ses adhérents et les étudiants de Bac pro, BPREA et BTS Acse. L’objectif était d’interpeller les jeunes sur les postes énergie, et les systèmes de production alternatifs, trop souvent absents des formations aux yeux des organisateurs. Puis, d’échanger avec eux.

Pour les enseignants des BTS Acse, cela a permis de boucler une semaine consacrée aux défis énergétiques, dans le cadre du module de formation “initiative locale”. La semaine avait commencé par des visites d’installations. “On ne peut plus dire que ces sujets soient vraiment innovants, note Gérard Goisbeault. Aujourd’hui, certains de nos élèves ont des parents impliqués ou intéressés par le photovoltaïque ou la méthanisation. Ils sont même parfois engagés depuis plusieurs années dans la production d’énergie.”

Plutôt que d’en produire, les premières économies d’énergie se font en évitant des consommations. C’était le message de l’Adearm, ou du Civam, en abordant la rentabilité des systèmes herbagers. “ Il y a quatre postes, deux en consommation directe, et deux en indirecte, sur les aliments et donc les achats de soja. C’est notamment sur ces points que nous avons voulu amener les élèves à réfléchir”, explique l’enseignante Juliette Gaudin. “Pour un hectare de maïs, ici, c’est un hectare de soja produit au Brésil”, rappelle Didier Delanoë, éleveur du sud-Mayenne.

L’animateur de la FDCuma, Hervé Masserot, a, lui, apporté quelques clés pour limiter les coûts de mécanisation. Sur ce sujet aussi, les enseignants ont voulu faire réfléchir les étudiants. “On leur a demandé de nous ramener les chiffres de coûts de consommation en énergie de leurs maîtres de stage. Ils ont pu se rendre compte que, selon les systèmes et les exploitations, les coûts de carburant varient de 60 à 200 €/ha.“

Pour Juliette Gaudin “le message (de la journée) n’a pas forcément d’effet maintenant”. Mais cela n’a pas été inutile. “Lorsqu’ils s’installent, les élèves s’en rappellent.”


Frédéric Gérard


(1) Adearm : association de développement de l’emploi agricole et rural de la Mayenne.

Frédéric Gérard

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25 septembre 2020 - N° 39
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