Publié le
Vendredi 22 janvier 2016

Demain, des toitures type usine pour des bâtiments laitiers évolutifs

Les dix années les plus chaudes jamais enregistrées sont toutes postérieures à 1997. Les jours à plus de 25 °C en été se multiplient (+3,3 par décennie en Mayenne et Maine-et-Loire, +5 jours en Sarthe). Cela engendre des conséquences sur la production. En moyenne, en période de stress thermique, en été, on peut perdre 2,5 kg lait/jour/VL dans les Pays-de-la-Loire (jusqu’à 3,7 kg en Vendée). “Pour éviter cela, on cherche à assurer un renouvellement d’air.” Il importe d’assurer une bonne ventilation.
Les bovins aiment également la lumière : plus on en a, plus les vaches produisent de lait et ont une bonne ovulation. On vise 200 lux.
Pour le constructeur, c’est un casse-tête : si on place des panneaux translucides sur le toit, le soleil d’été fait monter la température. Par ailleurs, ces panneaux posent aussi problème si on souhaite isoler ce bâtiment.


Moins coûteux



Le bâtiment évolutif en toiture type usine apporte une solution, estime Ludovic Bazin. Il est constitué de plusieurs travées, chacune recouverte d’un pan de toit. La lumière et la ventilation entrent par la partie latérale verticale en haut et par les extrémités du bâtiment (gérées par des filets brise-vent). Ainsi, les animaux bénéficient d’une bonne ventilation, de lumière et il n’y a pas de condensation. Pour l’éleveur, ces bâtiments sont économiques car de petites portées, avec moins de bardage, et pas de panneaux translucides. L’économie est de 4 à 6 €/m2 par rapport à un bâtiment standard.


Dernier avantage, et non des moindres : ce mode de construction est évolutif, adaptable à l‘évolution du troupeau.


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