Publié le
Vendredi 1 août 2014

Dacian Ciolos tient la corde, mais…

Plutôt bien partie, la candidature du Roumain Dacian Ciolos à un second mandat de commissaire européen - avec le même portefeuille de l’agriculture de préférence - doit encore surmonter quelques obstacles, alors que s’intensifient les marchandages pour la composition du prochain exécutif de l’UE. Celle de Moscovici pour l’économie est contestée par l’Allemagne.
Jean-Claude Juncker, l’ancien premier ministre luxembourgeois, entend choisir le mois prochain les membres de la Commission européenne qu’il présidera pour cinq ans à partir de début novembre, mais il ne peut pas faire abstraction d’autres nominations aux postes clefs européens sur lesquelles les chefs d’État et de gouvernement doivent se prononcer le 30 août. Il lui faut aussi trouver des femmes pour respecter un tant soit peu la parité.


Entrelacs diplomatiques



Les nouveaux commissaires devront recevoir l’aval des députés européens. Trois d’entre eux, vieux routiers de la commission parlementaire de l’agriculture, ont écrit à Jean-Claude Juncker pour tenter de le convaincre que “les cinq dernières années se sont avérées être, sur plusieurs aspects, un grand pas en arrière pour notre politique agricole”. Les signataires - le démocrate- chrétien allemand Albert Dess, le socialiste italien Paolo De Castro et le Britannique Jim Nicholson (conservateurs et réformistes) – ont de toute évidence gardé quelques aigreurs au terme de la négociation sur la réforme – et le verdissement - de la Pac, dont ils ont pourtant été des acteurs.


Reste aussi à savoir si un commissaire pourra effectuer un second mandat avec le même portefeuille. Jean-Claude Juncker pourrait admettre ce cas de figure, jugé peu orthodoxe, surtout si Angela Merkel, ouvrant la voie, persiste dans sa volonté de maintenir son candidat, Günther Oettinger, dans ses attributions actuelles, l’énergie.



Moscovici choisi par Hollande



la France demande le poste de commissaire européen en charge de l’économie pour son ancien ministre Pierre Moscovici. Mais cette proposition est très loin de faire l’unanimité en Europe. Les Allemands notamment, estiment que la France n’est pas du tout crédible pour exercer cette fonction. Or, la France fait partie des pays européens qui sont déjà “sous surveillance renforcée”, c’est-à-dire qu’elle fait partie des moyens élèves. Dans ces conditions, l’Allemagne estime que Pierre Moscovici n’est pas bien placé pour sur­veiller, voire critiquer la politique française.


Commission européenne


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31 juillet 2020 - N° 31
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