Publié le
Vendredi 21 décembre 2012

Décembre, la saison de la bonne chère

Les traditions gastronomiques sont bien ancrées et les fêtes demeurent le moment privilégié de l'année pour se faire plaisir en famille autour d'un bon repas.


Les grands classiques demeurent les fruits de mer et le fois gras, les volailles festives, la bûche et le champagne. Et pourtant, selon une étude Ipsos, une majorité de Français (54%) a déja ou pourrait envisager de servir des plats préparés ou surgelés le soir de Noël. Et 16% l'ont même déjà fait !

Les Français avaient dépensé 3% en plus pour garnir leur table de fête l'an dernier. Les volailles (chapon, poularde, oie, pintade ou canard) y trônent en bonne, le gibier (chevreuil, biche, faisan et même pigeon) confirme sa percée. Quant au foie gras, il reste une valeur sûre et demeure un produit stratégique pour la filière avicole. D'ailleurs, un Français sur deux le considère comme "le plat le plus emblématique de la gastronomie française". Le foie gras a vu sa consommation augmenter depuis cinq ans : + 9% entre 2005 et 2010.

A Bouguenais, aux portes de Nantes, le magasin de produits fermiers de la Ranjonnière réalise un très bon mois de décembre en terme de chiffre d'affaires : + 15% par rapport à un mois ordinaire, avec une accélération des commandes 15 jours avant Noël. Le succès des volailles festives ne se dément pas. 

Celui des fruits de mer non plus. "Il y a une quinzaine d'années, on réalisait plus de 70% de notre chiffre au moment des fêtes. Maintenant, on travaille toute l'année" explique Valerme Gouret, jeune ostréiculteur à Assérac (44). A la ferme marine de Pen Bé, lui et son père Gérard sont adhérents à Terroirs 44, qui rassemble une soixantaine d'agriculteurs spécialisés dans la production, la transformation et la vente de produits fermiers. "Avec les huîtres triploïdes qui se vendent toute l'année, on fait maintenant une très bonne saison en juillet et août, avec les restaurateurs et les touristes. On retrouve notre clientèle habituelle sur les marché pour la seconde quinzaine de décembre" explique t-il.

"Les paniers gourmands"

"Pour nous, la période des fêtes est aussi importante que pour les magasins de jouets". C'est dire si l'enjeu est crucial "Les paniers gourmands", à Laval. Cette épicerie fine propose des thés ou des caramels bretons, mais sa marque de fabrique est la vente de produits gastronomiques mayennais, principalement sous forme de paniers-cadeaux. Svetlana Timon, la responsable, et par ailleurs présidente de Goûtez à la Mayenne, travaille avec une quinzaine de producteurs mayennais, en veillant à proposer une diversité de produits : poiré, pommeau, rillettes de poissons, terrines de canard, miel, et même LE vin de la Mayenne (de Saint-Denis-d'Anjou), qui est "ni doux ni sec, donc facile à vendre..." De quoi faire saliver ! Dans son souci de diversité, la commerçante évite les doublons sur ses produits. Et elle regrette que les éleveurs de faisans ou de pigeons qui l'approvisionnaient aient dû arrêter leur activité.

Moins d'argent pour les cadeaux


Svetlana Timon ne note pas de tendance de fond dans les habitudes des consommateurs, si ce n'est la saisonnalité de certains produits. Les chocolats, les pains d'épices, le foie gras, et la confiture d'oignons figurent dans le haut du panier à l'approche des fêtes hivernales (et aussi parce qu'en été, le chocolat voyage plus difficilement). Toutefois, la crise se fait sentir : "Les gens accordent un montant moins important pour le cadeau". Une réalité à laquelle le magasin répond en proposant de composer les paniers à la carte, "de 10 à 100 euros..."

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