Publié le
Vendredi 20 mars 2020

Cuma : auprès des jeunes, la coopération comme leitmotiv

Lors des portes ouvertes jeudi 12 mars, 200 élèves sont venus visiter la Cuma de l’Isac à La Chevallerais.
Lors des portes ouvertes jeudi 12 mars, 200 élèves sont venus visiter la Cuma de l’Isac à La Chevallerais.

Le matériel et la conduite, ce n’est pas quelque chose qui me passionne, alors si en m'installant, je peux déléguer le plus possible, c’est très bien”, expose, pragmatique, Marine, en première année de BTS ACSE. Preuve s’il en est que l’intérêt des jeunes en formation pour les Cuma, est toujours présent.


Après une première édition l’an passé, l’Union des Cuma des Pays de la Loire a renouvelé l’expérience en organisant quatre portes ouvertes sur la région, auprès des établissements scolaires. La Cuma de la Vallée de l’Isac, à La Chevallerais, a accueilli 200 élèves, de la seconde au BTS, provenant de six établissements. “Autour de trois ateliers, l'objectif est de viser aussi bien les jeunes qui vont s’installer que ceux qui vont se diriger vers le salariat”, présente Bénédicte Rousvoal, animatrice de l'Union des Cuma.


80 Cuma ont au moins un salarié


Sur l'emploi, l'enjeu est désormais bien connu : trouver de nouveaux candidats. “Nous ne sommes pas forcément les structures visées par les étudiants. Il faut casser l’image d'un parc matériel vieillissant”, poursuit l'animatrice de l'Union des Cuma. Et les conditions de travail ? “C'est un métier saisonnier, mais on arrive à prendre des vacances en août, témoigne l’un des quatre salariés de la Cuma hôte. Au début, un salarié commence avec un peu plus du Smic avant de progresser, et toutes ses heures supplémentaires sont payées.”


En allégeant la charge de travail de l'agriculteur et en lui apportant des compétences adaptées, le rôle du salarié revêt de plus en plus d'importance dans un département où 80 Cuma sur 180 ont au moins un salarié. “En élevage, c’est tout de même facile de déléguer la conduite, cela permet en plus d’avoir quelqu’un d’efficace sur le matériel”, défend Fabrice Gouin, administrateur à l’Union des Cuma.


Et pour les élèves qui projettent de s'installer, l'entrée en matière se fait le plus souvent par les coûts de mécanisation [lire en encadré]. “Pour nous, cela vient conclure tout un travail sur la question, mais de telles structures sont intéressantes bien au-delà de l'aspect économique”, estime Gilles Gautier, professeur au Lycée Saint-Clair, à Derval. A ses côtés, Mathias, en BTS ACSE projette de s'installer, “la coopération permet de créer du lien social, de ne pas rester chez soi”. Un sentiment confirmé par l'expérience d'Arnaud Vigour, président de la Cuma de la Vallée de l’Isac. “Auparavant, j'étais commercial puis j’ai fait une reconversion. C’est grâce à la Cuma que je me suis aussi bien intégré au monde agricole. C'est un juste milieu entre l’association et l’entreprise.” Au-dessus de lui, le slogan qui s'affiche sur les banderoles sonne comme un espoir : “Les jeunes poussent en Cuma”.


Clément Gahéry


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Clément Gahéry

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4 décembre 2020 - N° 49
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