Publié le
Mercredi 29 avril 2020

Cultures : cette semaine, il faut garder un oeil sur...

La fusariose des épis est la dernière maladie avant la récolte pouvant réclamer une intervention.

• Les maladies foliaires sur céréales

La fusariose des épis (photo) est la dernière maladie avant la récolte pouvant réclamer une intervention. Des contaminations varient en fonction de la sensibilité variétale, du risque agronomique de la parcelle et des conditions climatiques encadrant la floraison (pluies importantes et forte humidité de l’air). Les blés durs, plus sensibles, sont plus à surveiller.

La rhynchosporiose est observée sur orge et triticale. L’évolution des symptômes est à surveiller pour les variétés sensibles. Le risque est de 2/5.

La rouille jaune est présente sur toute la région. Le risque est estimé à 3/5 pour les variétés sensibles. Le seuil est atteint dès les premières pustules visibles sur l’une des trois premières feuilles.

La septoriose montre des symptômes d’intensité variable. Le modèle Septolis indique que le seuil indicatif de risque est franchi ou atteint cette semaine ou courant de semaine prochaine pour les situations les plus tardives. Les pluies annoncées sont favorables à de nouvelles contaminations et à la montée de la maladie sur les étages foliaires supérieurs. Soyez très vigilants pour les variétés sensibles, risque de 4/5.

• Pucerons et cécidomyies sur céréales

Les pucerons sont signalés sur feuilles et sur épis mais les auxiliaires sont présents. Les pluies actuelles ne leur sont pas favorables. Le risque est de 2/5. Les cécidomyies non plus ne sont pas avantagées par les conditions fraîches, venteuses et pluvieuses. Les céréales y sont sensibles de début épiaison à fin floraison. Le seuil de risque est atteint quand on capture 10 insectes par 24 heures ou 20 par 48 heures. L’observation le soir en position de ponte sur les épis, par temps chaud sans vent, est déterminante.

• Insectes sur colza

Le vol des charançons des siliques se poursuit mais la pluie et le vent annoncés ne devraient pas favoriser cet insecte. Le risque est de 2/5. Le seuil de risque est d’un charançon pour deux plantes à l’intérieur du champ. Observez les bordures, le charançon les colonise en début d’infestation.

Les colonies de pucerons cendrés sont plus nombreuses cette semaine (risque 3/5). Les auxiliaires sont aussi observés. Le retour de la pluie n’avantage pas l’activité des pucerons. La période de risque s’étend de mi-floraison au stade G4.

• Maïs et tournesol

Les premiers tournesols subissent les dégâts d’oiseaux et hébergent les premiers pucerons. Des larves de tipules sont visibles en maïs et tournesol. Les limaces pour l’instant absentes peuvent apparaître à la faveur des conditions pluvieuses à venir. Positionnez les pièges à limaces. Les grises et les noires sont particulièrement nuisibles.

• Les protéagineux

Les protéagineux sont globalement sains dans le réseau BSV. Surveillez le botrytis sur féverole d’hiver, maladie la plus présente actuellement, surtout sur les feuilles basses. Soyez vigilants avec les pluies pour éviter la progression de la maladie sur fleurs et gousses. La rouille est aussi favorisée par le temps humide et doux.

Des manchons de pucerons noirs sont observés ainsi que des coccinelles adultes. Leur présence peut suffire à réguler les populations. Les pucerons verts sont assez présents sur les pois.

Sabine Huet - Source : BSV n° 12
Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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