Publié le
Mercredi 29 avril 2020

Comment les étudiants vivent leur formation pendant le confinement ?

Depuis le début du confinement, la continuité pédagogique est assurée avec les moyens disponibles. Les professeurs utilisent diverses méthodes pédagogiques pour s'adapter à la situation. Mais comment les étudiants vivent-ils cette situation ? C'est la question que nous leur avons posée.

Cristiano Marinucci est stagiaire en formation Technicien du génie écologique au CFPPA Angers le Fresne. 

"Le confinement tombe au moment où étaient prévus beaucoup de travaux de terrain. On devait faire des prises de mesures sur les cours d’eau et des inventaires de faune et flore. Pour les chauves-souris par exemple, il faut une bat-box pour enregistrer les ultra-sons, il faut disposer des plaques, des pièges à reptiles. Tout cela n’a pas été fait, malgré l’investissement de notre prof. On a abordé cette thématique avec de la bibliographie, des powerpoints, des supports sur drive, des échanges en visio."

• Hugo Cherré est élève en Bac pro CGEA au campus de Pouillé (Les Ponts-de-Cé, Maine-et-Loire).

"On a quelques cours en visio, comme les maths, à des horaires et jours précis. Pour le reste, ce sont des messages sur la plateforme ÉcoleDirecte. On nous donne des exercices, que le prof corrige ensuite. Sinon, avec les autres élèves de ma classe, on s’est fait un groupe Snapchat, quand on a des difficultés, on s’entraide. C’est un peu plus dur de se mettre au travail que quand on est au lycée, parce qu’il y a toujours d’autres choses à faire chez soi. Là par exemple, je passe le cultivateur."

• Valentin Labour, de Campbon (44), en BTS à La Roche-sur-Yon.

"On nous avait dit qu'en BTS, on reprendrait les cours aux Etablières le 11 mai mais aux dernières nouvelles, cela serait plutôt le 23 mai. Entre copains, on se tient au courant pour savoir ce que chacun fait. Je travaille sur mes cours car j'ai un rapport à rendre bientôt. Passionné par l'élevage, je m'occupe sur l'exploitation de la préparation des semis de maïs et des ensilages. La semaine dernière, on a regroupé deux troupeaux : il y avait du temps à y passer avec mon père et mon frère."

• Maximilien Vasseur, étudiant en 4e année d’ingénieur agronome à l’Esa.

"On avait un audit d’élevage à réaliser en groupe. On ne pouvait pas se rendre sur l’exploitation agricole, donc on a fait cela chez les parents d’un des huit membres du groupe. On faisait de la visio avec les étudiants et l’agriculteur. On s’en est sortis. On a aussi eu des cours en PDF avec des profs disponibles qui répondaient à nos questions dans les deux heures. Là, on entame la partie tronc commun avec plus de cours en visio. C’est plus fatigant pour la concentration, on a moins d’échanges avec les profs."

• Nicolas Barbot, élève en bac pro agro-équipement à la MFR de Chemillé (Maine-et-Loire). 

"Avec notre prof principal on a essayé de faire des cours en direct en visio mais cela buguait. Les cours, c’est plutôt sur la plateforme IENT, toutes les semaines les profs déposent des PDF avec des cours et des exercices. Pour les exercices, je m’en sors, mais pour les nouveaux chapitres, le professeur n’est pas là pour nous expliquer ce que l’on ne comprend pas. Alors on lui envoie un message sur la plateforme, pour qu’il explique. Et sinon j’échange pas mal avec les autres élèves sur Messenger, on s’entraide."

• Laurent-Louis Roynard, BTS Acse, à Rochefeuille (Mayenne). 

"Je ne vais plus en cours et en stage. On se prépare pour les épreuves finales sans savoir si elles auront lieu. J’attends avec impatience les annonces pour savoir si nous allons retourner en cours. Je cherche un contrat d’apprentissage pour septembre. J’ai réalisé des entretiens par Skype, les entreprises sont réticentes. En dehors, je travaille sur l'exploitation familiale. Pour certains copains qui restent chez eux sans grande occupation, le temps commence à être très long. On est pressé de se revoir."

 

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23 octobre 2020 - N° 43
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