Publié le
Samedi 21 novembre 2020

Bilan de pousse 2020 : un déficit de 20 % en moyenne sur la région, principalement sur le printemps

• Février-mars : une mise à l’herbe retardée par la pluie

Le début du printemps a été doux et pluvieux, avec une croissance d’herbe correcte mais pénalisant la portance, retardant ainsi la mise à l’herbe.

• Avril-mai : manque d’eau et vent sec ont pénalisé la croissance

Pour remédier aux hauteurs d’herbe élevées, il y a souvent eu plus de surfaces fauchées sur le circuit de pâturage. Le temps a ensuite viré au sec avec un vent d’est qui a asséché le sol et pénalisé la pousse au cœur de la période de pâturage. La complémentation en fourrages stockés à l’auge ou au champ a souvent été nécessaire pour pallier cet important déficit.

• Juin-juillet : redémarrage puis maintien de la pousse en début d’été

Les pluies localement importantes de juin ont permis un regain de croissance qui s’est prolongé en juillet. Cela n’a pas suffi à combler le manque de mai car les températures sont moins favorables à la croissance en juin-juillet, notamment pour les prairies dominées par le raygrass anglais qui est pénalisé au-dessus de 23 °C, même quand le sol est encore humide. Les prairies à base de fétuque élevée ont pu mieux tirer leur épingle du jeu.

• Août-septembre : redémarrage inégal sur la région au gré des orages

La Sarthe et l’est mayennais ont subi une sécheresse jusqu’à mi-octobre, alors que le reste de la région a globalement bénéficié d’orages et a vu la croissance des prairies repartir dès début septembre. Les semis de prairies ont pu se faire dans de bonnes conditions.

• Octobre-novembre : des conditions globalement favorables

La pluie et les températures douces ont permis une croissance d’automne correcte et qui se prolonge sur le mois de novembre. Au 10 novembre, dernière mesure de croissance de l’année, l’herbe pousse en moyenne à 23 kg MS/ha/jour. Les températures douces et le sol toujours chaud sont favorables sur toute la région.

La durée du jour limite la croissance, mais l’herbe va continuer à pousser tranquillement tant que le sol ne refroidit pas. Au risque de se répéter, il faut faire pâturer l’herbe d’automne qui, sinon, sera perdue dans l’hiver. En viande, continuer à pâturer tant qu’il reste de l’herbe (il ne faut pas non plus voir la terre !). En lait, quand les vaches sont déjà rentrées, il faut a minima faire passer les génisses.

Exemple d’économie permise par le pâturage de l’herbe d’automne : - 25 ha à pâturer avec 2,5 cm à pâturer (7,5 cm - 5 cm en sortie = 15 tMS sur pied

=> 2 500 kg de MAT avec une herbe d’automne à 16 % MAT => économie environ 1 000 euros

Ce qu’il faut retenir de 2020

- Anticiper la stabilisation des chemins d’accès aux parcelles pour ne pas retarder la mise à l’herbe du printemps prochain.

- Diversifier la composition de ses prairies en intégrant de la fétuque élevée dans les mélanges pour prolonger la croissance sur l’été.

La croissance de l’herbe a principalement été pénalisée de mi-avril à juin. Au global, les prairies de la région ont produit 20 % de rendement de moins en 2020 que la moyenne pluriannuelle. Sur l’automne le rendement est conforme à la moyenne, et la croissance se poursuit en novembre.

Merci à tous ceux qui arpentent les prairies chaque semaine pour les mesures, aux agriculteurs qui les accueillent et à ceux qui font eux-mêmes les mesures sur leurs parcelles. Si vous êtes intéressé pour mesurer la croissance de l’herbe chez vous, contacter : Aude Brachet au 06 26 64 30 42.

Action partenariale : chambres d’agriculture Pays de la Loire, Seenovia
Le journal
27 novembre 2020 - N° 48
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