Publié le
Vendredi 6 septembre 2013

Avec la PRI, le lycée aide les petits producteurs de l'agroalimentaire

Pour la rentrée, Guillaume Garot a visité le lycée agricole de Laval, sa halle agroalimentaire et la Plateforme régionale d'innovation qui vient en soutien aux petits producteurs.

Guillaume Garot, entouré des conseillers régionaux, découvre le Lim'Apero : un escargot dont la recette a été conçue dans la halle du lycée.


"Les métiers de l'agroalimentaire attirent peu” déplore le directeur Patrick Delage. Modifier leur image est un travail de longue haleine. “Vous allez nourrir les hommes. Il y a de la noblesse dans les métiers que vous allez faire” insiste Guillaume Garot auprès des élèves de Sciences et technologies des aliments. Eux n'ont pas de doute sur leur avenir : 100 % des diplômés trouvent un boulot à la sortie. “Plus belle la vie.” Ce n'est pas à Marseille, “mais à Laval” sourit le ministre délégué à l'Agroalimentaire.

Le centre agroalimentaire accueille la Plateforme régionale d'innovation. Ce concept initié par la Région “met en contact le monde de la formation, le monde professionnel et la recherche : des gens qui ne se rencontrent pas habituellement” décrit Matthieu Orphelin, vice-président du conseil régional. La PRI vient en aide à de petits porteurs de projets qui manquent de moyen pour élaborer des produits innovants. Le ministre a pu rencontrer deux entreprises venues lui présenter les produits élaborés grâce à la PRI.

L'escargot en apéro

Jean-Claude Bernier a monté une production d'escargot il y a quatre ans, à Marcillé-la-Ville. “Nous commercialisons des escargots frais, classiques. Nous avons voulu nous diversifier et innover en proposant des escargots à manger l'été, à l'apéro. Sans les outils de la PRI, nous n'aurions pas pu faire de stérilisation. On ne pouvait pas investir dans un autoclave.” Le partenariat avec le lycée a porté ses fruits, une gamme de Lim'apéro est lancée. L'EARL Limero, l'escargot mayennais, produit 800 000 escargots par an. “Il faudrait qu'on atteigne 1 million pour dégager nos deux salaires corrects, mais on progresse très bien” témoigne le producteur.

L'hibiscus en dessert

BioMansoa est un projet d'un autre genre : il n'est pas porté par des producteurs, mais par un couple d'entrepreneurs : Nadia et Didier Cario, de Loire-Atlantique, vont commercialiser une gamme de jus d'hibiscus (bissap). Sénégalaise d'origine, Nadia Cario se fournit chez des producteurs locaux, dans une démarche de commerce équitable. Quatre voyages à Laval ont permis de mettre au point le produit : selon l'esprit de la PRI, ce sont les étudiants qui ont travaillé sur les recettes, les tests sensoriels, etc. Des escargots à l'hibiscus, les papilles du monde entier s'ouvrent à Laval.

Rémi Hagel


Rémi Hagel

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