Publié le
Mercredi 4 décembre 2019

Aurélien et Valentin Labour veulent se faire leur place au concours Prim’Holstein

Aurélien Labour avec une vache de 26 mois, fille de Japiro, et son frère Valentin, avec Iberte, qui participera pour la troisième année consécutive au concours départemental.
Aurélien Labour avec une vache de 26 mois, fille de Japiro, et son frère Valentin, avec Iberte, qui participera pour la troisième année consécutive au concours départemental.

Pour la troisième année consécutive, le Gaec de l'Audrenais, à Campbon, va participer au concours départemental Prim'Holstein, vendredi 6 décembre au lycée Saint-Clair de Derval. Aurélien, qui vient de s'installer, et son jeune frère Valentin, toujours en formation, ont la passion des belles vaches et de la génétique chevillée au corps.

Agés respectivement de 23 et 19 ans, Aurélien et Valentin Labour font partie de cette nouvelle génération d'éleveurs, motivés et audacieux, désireux de faire connaître au plus grand nombre leur métier. Le premier s’est s'installé au 1er août avec ses parents, Olivier et Valérie, avec en poche un bac pro CGEA obtenu à Derval et un BTS aux Etablières (Vendée), suivis de deux ans en tant que salarié dans des exploitations de la région de Campbon. Valentin suit le même parcours puisqu'il est actuellement en 2e année de BTS à La Roche-sur-Yon. Il prévoit de s'installer sur le Gaec familial “d'ici quatre à cinq ans”.
Sa passion pour les concours, Valentin Labour l'a découverte au cours d'un stage à la ferme Milibro, au Québec. “J'ai beaucoup appris là-bas : préparation des animaux, clippage et choix de sélection”, dit-il. “Ils sont six à travailler en permanence à la ferme et à bichonner les vaches, qui sont lavées tous les jours. La ferme Milibro est présente sur tous les grands concours. Ils ne vivent que pour ça !”
Objectif : 70 vaches en concours
Organisatrice du concours, Prim’Holstein 44 a la volonté est de l'ouvrir à un maximum d'éleveurs. Elle espère attirer à Derval 70 vaches et une quinzaine de génisses. “Cette année, les conditions d'admission ont été assouplies puisqu’aucun minima de production n'est exigé. Les éleveurs doivent néanmoins adhérer à un organisme de contrôle laitier officiel ou non”, explique le président de l'association, Jérémy Le Gruyer. Evidemment, le sanitaire n'est pas laissé de côté puisque les participants doivent réaliser une recherche IBR moins d'un mois avant le concours, c'est-à-dire à partir du 6 novembre.
En 2017 et 2018, le Gaec de l'Audrenais s'est fait la main au concours avec Iberte. Cette vache solide, qui a eu un cinquième veau cette année, y revient pour la troisième fois. Elle sera accompagnée de deux jeunes vaches (1er veau) et d'une génisse. “Sur le concours, on s'entraide entre jeunes pour préparer les animaux et il règne une très bonne ambiance entre nous”, poursuit Valentin Labour. “Chacun est fier de montrer le meilleur de son élevage, y compris pour nos copains de l'extérieur.”

Un élevage agrandi et transformé
“On utilise le sexage sur les meilleures génisses et sur toutes les vaches après leur premier veau”, avance Aurélien Labour. L'élevage compte aussi quelques Montbéliardes, ce qui lui permet de vendre une douzaine de veaux de lait par an. Sont recherchés la production et le vieillissement des vaches, qui doivent posséder de bonnes pattes et de bonnes mamelles. “Même si actuellement on ne travaille qu'avec Evolution, on ne s'interdit pas d'aller voir ailleurs pour travailler différemment sur les génisses.” “On cherche à développer et à varier les origines”, précisent les deux frères. La construction génétique repose sur quatre familles principales de vaches, dont les souches laitières Fibor Isy ou Graal.
L'installation de Valentin Labour cet été entraîne des bouleversements pour le Gaec. Au 1er janvier, l'exploitation qu'il reprend, distante de 6 km, portera la surface totale du Gaec de 80 ha à 115 ha, pour autant de vaches laitières. “C'est un bon troupeau laitier, très bien pointé en lait. Et grâce à des échanges parcellaires portant sur 35 ha, on va pouvoir augmenter fortement la surface accessible au pâturage.” De bon augure au moment où l'exploitation familiale négocie un virage en bio. “Notre objectif, c'est de rationaliser le temps de travail et d'être efficaces économiquement”, conclut Aurélien Labour.
Christian Evon
Christian Evon

Voir plus

Le journal
18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
Actualités
Flash Infos
Agenda
Annonces
Recherche