Publié le
Vendredi 2 octobre 2015

AThorigné-d’Anjou, les prairies comportent cinq

AThorigné-d’Anjou, les prairies comportent cinq à sept espèces dont deux à trois légumineuses. “Certaines plantes sont là pour apporter des fonctions complémentaires à la prairie comme boucher les trous, allonger la saison. Il n'y a pas que le facteur 'pousse' qui est important”, explique Grégoire Dufour. Pour choisir les espèces, cinq critères sont pris en considération : le mode d'exploitation (pâture, fauche, mixte), les conditions (sécheresse, hydromorphie), la durée de vie de la prairie (3 ans, 4 à 5 ans, longue durée), les performances recherchées (à quels animaux la prairie est-elle destinée ?) et la capacité des espèces à coexister dans la durée.


Un tiers de légumineuses



Le mélange prairial est semé à raison de 26 à 29 kg/ha en intégrant les PMG, dont 8 à 9 kg de légumineuses. “On cherche à obtenir un tiers du peuplement en légumineuses car elles seront le moteur de la prairie.” La base de tous les mélanges comprend de la fétuque élevée à feuilles flexibles, du ray-grass anglais demi-tardif ou intermédiaire diploïde à faible remontaison “capable de couvrir rapidement le sol”, du trèfle blanc, du trèfle hybride et du lotier corniculé “sauf en sols profonds où il ne tient pas”. Ensuite, d'autres espèces sont ajoutées en fonction des spécificités des parcelles : “du trèfle violet, du dactyle et de la luzerne pour des fauches sur des durées de moins de trois ans, du pâturin pour des prairies de longue durée car il colonise les trous laissés par les autres espèces au fil du temps, de la fléole sur des sols humides et profonds”. Cinq essais de longue durée réalisés à Thorigné montrent que les prairies à flore variée produisent en moyenne 1,5 t MS/ha de plus par rapport au classique RGA trèfle blanc, que le sol soit profond, peu profond ou superficiel.



L'incontournable RGA



En fonction des conditions météorologiques de l'année, ce ne sont pas les mêmes espèces qui dominent. “Il faut accepter les fluctuations mais si la composition est cohérente, les espèces semées restent présentes.” Toutefois, la part de fétuque augmente avec l'âge de la prairie. Grégoire Dufour souligne que le RGA est incontournable du fait de sa précocité et sa densité de couvert au démarrage. En revanche, il résiste de moins en moins aux fortes sécheresses estivales, jusqu'à “remettre en cause la productivité et la longévité de la parcelle”. Quant au dactyle et au trèfle violet, ils sont “trop agressifs vis-à-vis des autres espèces et rendent le mélange non stable dans le temps”. Mais au-delà des espèces, les variétés attirent l'attention, “certaines sont meilleures que d'autres. On peut consulter leur notation dans l'Herbe-book.”


PRODUCTION FOURRAGERE //// Implanter des mélanges prairiaux riches en légumineuses assure un fourrage abondant et de bonne valeur alimentaire. Plusieurs facteurs vont orienter le choix des espèces et des variétés. L'expérience de la ferme expérimentale de Thorigné-d’Anjou apporte un recul sur la question.



Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
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