Publié le
Mardi 17 mai 2011

Arrivée du gazole non routier sur l'entreprise

Il est obligatoire pour les engins mobiles non routiers depuis le 1er mai, en remplacement du fuel agricole. Les tracteurs y passeront le 1er no-vembre. Le point avec un entre-preneur de travaux agricoles de la région.Le GNR est un nouveau carburant de traction destiné à un usage professionnel sur certains types d’engins, notamment les engins mobiles non routiers : travaux publics, forestiers ou agricoles. Il a été conçu pour réduire l’impact des émissions polluantes des moteurs sur l’environnement. De couleur rouge comme le fioul, il émet 100 fois moins de soufre que le fuel agricole : 10 ppm (10 mg/kg), contre 1 000 ppm. Un indice de cétane plus élevé permet une meilleure combustion du carburant et une diminution des particules polluantes et autres impuretés présentes dans les gaz d’échappement. Le GNR est homologué par les fabricants de moteur dans le cadre de la norme EN590.
“J’ai fait nettoyer ma cuve de 30 000 litres vers le 20 mars, avant que mon vendeur (Brétéché Derval, groupe Picoti) ne livre du GNR”, explique Jean-René Chail-lou, entrepreneur de travaux agricoles à Ligné (Loire-Atlantique). “Je n’ai pas vidangé les réservoirs de mes machines et du jour au lendemain, tracteurs et ensileuses fonctionnent sans problème avec le GNR.”
Seul problème, son prix : “Par rapport au fuel de qualité supérieure que j’utilisais avant, le GNR est plus cher de 1,5 à 3 centimes par litre.” A rapprocher de la consommation annuelle de carburant de son entreprise : environ 150 000 litres par an. “Avec l’augmentation du prix des carburants, je serai sans doute obligé de revoir mes tarifs à la hausse.”

Quelques contraintes
L’ajout d’un biocarburant, qui possède une propriété détergente, décape les cuves et les réservoirs. Les utilisateurs peuvent donc se retrouver avec des particules en suspension dans le réservoir provenant des dépôts sur parois ou fond de cuves, ce qui vient potentiellement encrasser les filtres. Ce biocarburant peut aussi réduire la stabilité au stockage du GNR et limiter sa durée de conservation à six mois suivant la saison. Il possède enfin une tenue au froid moins importante et ne peut pas être utilisé indifféremment suivant la saison. “En hiver, il nécessite des additifs antigel pour aller jusqu’à - 15°, ce qui peut créer des contraintes de stockage. On a attiré notre attention là-dessus, au cours d’une réunion avec les entrepreneurs.”

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