Publié le
Vendredi 29 juillet 2016

Aider la vache à maintenir ses performances en cas de stress thermique

Plus que la température extérieure, c’est surtout le couple température - humidité qui est à considérer pour évaluer le risque de stress thermique. Cette inter-relation se mesure avec l’index température - humidité, appelé THI. Le groupe Solvay a développé une méthode pour le calculer (voir encadré).
Dès que le THI est supérieur ou égal à 72, il y a stress thermique. Ce seuil équivaut à une température de 25 °C et une humidité relative de 50 %. Cette valeur est atteinte rapidement sans que la température extérieure dépasse 30 °C. En période de reproduction, l’impact du stress thermique démarre
avec un THI à 41.
Apporté en période de stress thermique, Bicar Z (1) compense les pertes en bicarbonate et prévient l’acidose du rumen. Il assure un apport supplémentaire en sodium (0,5 % Na) dans la ration totale. Il réduit le déficit énergétique, ce qui permet de remonter le TP. Il peut être distribué aux vaches laitières à raison de 250 g/VL/jour, au minimum. “Pour freiner la mobilisation de ses réserves corporelles, elle sécrète plus d'insuline, ce qui accroît d'autant plus le risque de déficit énergétique”, indique Louis Musnier, vétérinaire consultant pour
le groupe Solvay.


Les principales recommandations



En cas de stress thermique, il faut assurer un abreuvement abondant et frais. Les points d'eau doivent être vidangés deux fois par jour et le débit des abreuvoirs doit être vérifié.


Afin de bien les ventiler, les bâtiments doivent être entièrement ouverts. La brumisation sur les aires d'exercices et les aires d'attente est conseillée et les logettes doivent être ventilées pour que les animaux se couchent et ne restent pas debout à fatiguer. L'aliment doit être distribué tôt le matin et tard le soir car s'il est mis en place pour toute la journée, et au chaud, attention à la reprise des fermentations.


Pour assurer une dégradation maximale des fibres, source d'énergie, il est conseillé de faire un apport de levures vivantes. La ration doit être concentrée en énergie non-amidon (avec du propylène glicol ou des matières grasses), car une ration trop riche en amidon est source de chaleur pour l'animal et accentue l'acidose ruminale. L'éleveur doit traire plus tôt le matin et plus tard le soir. Il faut aussi accélérer la cadence de traite. Enfin il ne faut ni inséminer, ni vacciner.


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