Publié le
Vendredi 16 octobre 2015

“Optimiser son système plutôt que le changer”

Limiter les gaz à effet de serre ne veut pas dire passer au bio. Telles sont en tout cas les conclusions tirées des études de la chambre régionale d’agriculture de Bretagne, auprès de 326 fermes laitières. “Quel que soit le système, la moyenne est la même : 0,95 kg CO2/kg de lait” explique Sophie Tirard, du pôle Herbivore. “En revanche, on constate une variabilité du simple au double à l’intérieur même de chaque système. C’est pourquoi, il vaut mieux optimiser son système plutôt que de changer de système.”
Les productions hors-sol ne rejettent pas les mêmes gaz : le CH4 pour le lisier de porc et le N2O pour le fumier de volailles. Mais dans les deux cas, la principale source d’émissions sont les déjections.
Cinq axes de travail sont sur la table : améliorer les performances techniques (produire autant avec moins d’animaux), les bâtiments, mieux gérer les effluents, leur stockage, mais aussi leur épandage, et enfin, réduire les consommations d’énergie.
Ces leviers principaux sont les mêmes pour la production laitière. Bien entendu, les modalités d’application, elles, diffèrent. En lait, pour améliorer la productivité, on va par exemple faire la chasse aux animaux improductifs. En porc, on va travailler sur l’amélioration de l’indice de consommation. Dans tous les cas, “ce qui marche auprès des agriculteurs, ce sont des choses simples”, voit Jean-Jacques René, élu chambre.

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23 octobre 2020 - N° 43
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