Publié le
Vendredi 10 juin 2016

“Le sol est la base de notre métier d’agriculteur”

Aujourd’hui, les éleveurs utilisent l’Actisol “

pour décompacter le sol derrière les ensilages de maïs et au niveau des passages de traitement en colza”, font des déchaumages superficiels avec un discomulch d’Agrisem et réalisent des faux semis avant l’implantation des colzas. La principale difficulté en travail simplifié reste en effet la gestion du désherbage. “

On n’est pas contre le labour, c’est le meilleur outil de désherbage !” En cas de parcelle très sale, il n’est donc pas exclu que la charrue retourne ponctuellement dans les champs. L’allongement des rotations et la diversification des cultures font aussi partie des stratégies de lutte contre les adventices. “

On souhaite réduire la part de maïs grain dans l’assolement au profit de la féverole.”


Des couverts partout



Simplifier le travail du sol, c’est bien, mais ça n’est pas suffisant pour le préserver. Les couverts végétaux sont incontournables. “

Bien que l’exploitation n’est pas en zone vulnérable, nous semons des couverts sur toutes les parcelles en hiver”, précise Jocelin. Au début, la moutarde avait l’exclusivité puis avec l’arrivée du programme Agrifaune, “

on s’est orienté vers des mélanges plus complexes”.


Depuis six ans, différentes associations sont ainsi expérimentées sur les parcelles du Gaec. Des mélanges à base de trèfle d’Alexandrie, de féverole, de radis, d’avoine, de tournesol, de sarrasin, de moutarde et de phacélie. “

Les mélanges évoluent au fur et à mesure de ce que l’on observe dans les champs, mais les crucifères et la phacélie sont les piliers de la production de biomasse”, explique Philippe Rabiller de la chambre d’Agriculture. Car l’objectif est bien de produire de la biomasse. “

On vise 3 à 3,5 tonnes de MS/ha”. L’ingénieur considère que l’investissement en semences et en mécanisation doit être compensé par l’augmentation de fertilité. “

Quand le couvert est détruit, on récupère de l’azote, du potassium, du phosphore, du calcium et du magnésium.”


Les couverts sont semés avec un semoir Vaderstad. Ils sont détruits au rouleau entre décembre et fin janvier pour faciliter le gel. Si celui-ci n’a pas été suffisant, un traitement au glyphosate termine le travail. Du lisier est épandu à l’automne et en mars avant un déchaumage. Une partie des couverts est récoltée en dérobée. Le mélange RGI et deux trèfles offrent une coupe en décembre et une coupe en avril avant les semis de maïs.



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