Publié le
Vendredi 9 septembre 2016

“Le Mouton vendéen, une race adaptée à mon système extensif”

De par ses expériences professionnelles, elle connaissait la Rouge de l’Ouest : “Je savais que je ne voulais pas de cette race, trop nerveuse, trop fragile et exigeante au niveau alimentation.” Ce qu’elle cherchait ? “Une race calme, rustique et pas trop lourde, facilement manipulable par une femme.” Sur les conseils des techniciens, elle s’est dirigée vers le Mouton Vendéen, qui réunissait tous ses critères, tout en maintenant des niveaux élevés de prolificité, de qualités maternelle et bouchère. C’est ainsi que 86 agnelles provenant d’un élevage sélectionneur adhérent à l’Upra Mouton Vendéen ont rejoint les 80 brebis croisées (Rouge x Texel) d’un troupeau racheté. Son installation remonte à dix ans. Petit à petit, le Vendéen s’est imposé dans le troupeau par croisement d’absorption pour retrouver un troupeau en race pure, adapté à son système.


Une race pure par croisement d’absorption



Un système herbager extensif



“Les brebis Mouton Vendéen se sont très bien adaptées sur les terrains aux qualités agronomiques très limitées comme les miens : souvent inondés avec le ruisseau dans les bas fonds et séchants l’été en hauteur”, explique Amandine Blanc. Pour répondre à ces contraintes, un mélange de dactyle/trèfle blanc/lotier est dominant dans les pâtures pour avoir de l’herbe tout l’été.


Les agneaux de très bonne qualité bouchère répondent au débouché sous Label Rouge, commercialisé par l’intermédiaire de l’organisation de producteurs Ovi-Ouest, à Châteaubourg (Ille-et-Vilaine). Trois phases d’agnelages permettent de répondre aux demandes de label toute l’année : en mars pour des agneaux à l’herbe, en mai pour des agneaux de novembre et en novembre pour le pic de consommation saisonnier de Pâques. L’objectif est de réduire les périodes en bergerie, pour limiter le travail et les intrants. Seul le lot de mise bas de novembre reste en bergerie avec les agneaux l’hiver.



Une toison épaisse



En cas de manque d’herbe, les agneaux peuvent rentrer en bergerie l’été. “Dans ce cas, je les tonds pour ne pas pénaliser leur croissance.” Les brebis sont également tondues avant la mise bas. Leur toison est enlevée en février, pour le lot de mises bas de mars et en avril pour celui de mai. Cette tonte facilite la tétée des agneaux et permet aussi un gain de poids à la naissance sur la portée. Les brebis ne rentrent que dix à trente jours en bergerie pour la surveillance et les soins autour de l’agnelage. Si le temps en bergerie est limité, le bâtiment est néanmoins en cours de réaménagement pour limiter la pénibilité des tâches. Le lot d’hiver est, quant à lui, tondu à la mise à la lutte, avant la pose des éponges pour le désaisonnement. Ces éponges sont posées par lots de dix brebis, pour étaler les mises bas sur trois semaines. Des béliers sont achetés tous les ans chez des sélectionneurs. Ils rejoignent les lots par groupe de trois. La paternité n’est donc pas connue. “Par contre, je reste vigilante en ce qui concerne la rotation entre les lots pour éviter les problèmes de consanguinité”, précise la jeune bergère.


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27 novembre 2020 - N° 48
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