Publié le
Vendredi 8 juillet 2016

“La fin du désherbage total en viticulture est une priorité”

Le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux (Sage), constatant qu’il y avait toujours des traces d’herbicides dans les eaux, nous avait interpellés, on devait réagir. On va dresser un état des lieux précis de l’image de la viticulture en termes d’entretien des sols pour savoir réellement l’ampleur des mesures à prendre. Beaucoup d’exploitations sont dans cette démarche de réduction, mais on ne sait pas si ces exploitations sont en AOC, en IGP ou sans IG. Il nous faut connaître le pourcentage de vignes en désherbage total en AOC. Ensuite, il faudra trouver des mesures alternatives à l’interdiction du désherbage parce que les plus réticents auront sans doute besoin d’un appui technique. Après, il faudra faire valider cela. On s’orientera sans doute vers une modification du cahier des charges par les AOC pour ne rendre possible le désherbage que sur 50 %, à l’image de ce qu’ont déjà fait les deux appellations de Saumur-Champigny et
Saumur-Puy-Notre-Dame.


Non. C’est pourquoi je préfère dire que l’on va autoriser l’utilisation d’herbicides sur maximum 50 % de la surface. Et ce n’est pas impossible à atteindre, puisque 80 à 90 % des viticulteurs y sont peut-être déjà. Il y en a qui laissent des bandes enherbées sur le milieu du rang et ne mettent de l’herbicide que sur le cavaillon (sous le rang de vigne), d’autres travaillent le milieu du rang avec des outils à disques ou crochets. Là où on a le plus de problèmes c’est dans les terrains très caillouteux ou très séchants, où l’enherbement ne permet pas à la vigne de pousser ; là, il y a besoin de mesures d’accompagnement.



Là il faut que je laisse du travail pour mes successeurs ! Si déjà on résout ce problème-là, on aura fait un grand pas. Il ne faut pas mettre la barrière trop haut si on n’est pas capable de l’atteindre. Un travail considérable est actuellement fait sur les mesures alternatives au désherbage, mais elles restent difficiles à mettre en place sur le terrain. L’entretien du sol sans herbicide, c’est doubler les équipes de personnel, c’est ajouter aussi de la pénibilité. Et il faut une certaine technicité.



On avait moins souffert du gel qu’en Touraine ou dans le Muscadet. Mais après les épisodes pluvieux, le mildiou nous a un peu rattrapés. On avait tablé sur une perte de volume de 15 % à la prochaine récolte, et cette perte risque d’être un peu accentuée. Mais si la météo continue à se mettre d’aplomb, on est peut-être un peu sortis d’affaire.



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