Publié le
Vendredi 10 juin 2016

“Il faut confier plus d’activité à la MSA pour maintenir une présence sur le territoire rural”

Sur les moyens de fonctionnement, les pouvoirs publics sont tout aussi exigeants, voire schizophrènes, on nous demande d’un côté de baisser de 15 % nos dépenses de fonctionnement et dans le même temps d’augmenter de 10 % notre participation au financement des MSAP (multiservices à la personne, services à domicile). Nous avons refusé et limité le financement à -4 %.
Nous ne pourrons pas continuer tous les cinq ans à supporter ces baisses de moyens et réductions de personnel. Il faudra avoir une vraie réflexion des deux assemblées sur le rôle des organisations de protection sociale et notamment celui de la MSA sur les territoires ruraux. La MSA est aujourd’hui le seul système de protection sociale présent sur les territoires ruraux, nous passons beaucoup d’accords pour accueillir dans nos agences, éloignées des préfectures, le RSI, ou la Carsat pour apporter un
service à la population.
Est-il normal qu’une coopérative comme Sodiaal, soit par principe cotisant à la MSA puisque c’est une coopérative agricole, et que dans le même temps Lactalis, le plus gros transformateur et collecteur de lait européen, soit au régime général ? Si Lactalis intégrait le régime agricole, cela ne changerait rien à l’équilibre global du secteur de la protection sociale. Nous arrivons à de prochaines élections, si les élus veulent qu’il y ait encore demain un acteur social sur les territoires, il faut nous confier plus d’activité.”

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Le journal
23 octobre 2020 - N° 43
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