Publié le
Vendredi 17 juin 2016

“Evolution 2” verra le jour le 21 avril, et voit déjà plus loin

En mars dernier, les 45 assemblées de sections ont montré que les adhérents demandaient la fusion de façon quasi unanime. Défini en 2012, le projet Evolution est plus que jamais d'actualité. Construit sur la base d'une union de coopératives, il visait à “construire dans le Grand-Ouest un groupe acteur majeur qui soit référence mondiale sur le marché de la génétique et des biotechnologies d’élevage multi-espèces.” Appelée Horizon, la nouvelle offre de services sera harmonisée sur l'ensemble
du périmètre de la coopérative et permettra à tous les adhérents de bénéficier des mêmes tarifs.


Le boom des génotypages



“La R&D est un de nos axes majeurs de développement”, lance Yann Lecointre, le directeur général. “Son budget est de 1,9 % du CA et a augmenté de 58 % en 2016.” Parmi les projets d'Evolution figure Genosante. Multi-partenarial (Agrial, Inra, Institut de l'élevage, Seenergie, etc.), ce projet de recherche vise à augmenter la santé productive des vaches au profit des producteurs laitiers et de la filière. En 2015, la coopérative a produit près de 6 millions de paillettes conventionnelles et 450 000 paillettes sexées. En octobre dernier, le million de doses sexées produites à Saint-Aubin-du-Cormier a été dépassé. Le nombre d'embryons produits (ferme et station) approche les 14 000. La coopérative innove avec le projet Maxy, dont l’objectif est d’obtenir un intervalle de génération équivalent à la concurrence internationale dans une meilleure optimisation technico-économique.


Pour les éleveurs, Maxy permet de faire des économies de gestion des receveuses, des économies d’élevage de veaux mâles et un progrès génétique plus rapide. “Pour résister à la concurrence internationale, notamment américaine, nous devons être en capacité de générer du progrès génétique plus rapidement”, insiste Yann Lecointre. Avec plus de 43 000 génotypages commerciaux (éleveurs), Evolution s'affirme comme un contributeur majeur à la fiabilité de l'indexation française. “Avec les génotypges du schéma, on atteint le chiffre de 54 000, très loin devant Gènes Diffusion, qui n'a pas développé l'approche qualification du troupeau.”



Pas de plan social



Si l'organisation managériale d'après fusion est presque achevée, la restructuration opérationnelle est plus compliquée à mettre en œuvre. “Nous voulons regrouper sur un seul site l'ensemble des salariés alors qu'actuellement, ils sont éclatés sur plusieurs”, précise Vincent Rétif. A l'étroit au nord de la ville de Rennes, Evolution prévoit de déménager en 2018 dans la banlieue pour regrouper tous les services. “La fusion ne se traduit pas par des licenciements, seulement par quelques départs. Certains de nos collaborateurs sont amenés à changer de métier. Si des postes ont été supprimés, en face d'autres ont été créés”, explique Jean-Pierre Mourocq.


“Les éleveurs nous demandent de baisser les coûts et nous devons nous y atteler avec nos collègues des contrôles de performances. On représente tous les mêmes éleveurs, il y a des restructurations à faire pour gagner en efficacité”, souligne l'actuel président. “Pour l'éleveur, la facture globale des frais d'élevage doit diminuer. La demande de services évolue et nous devons rester attractifs dans nos entreprises pour être des acteurs majeurs demain.”


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