Publié le
Vendredi 25 septembre 2015

“On doit toujours s’adapter, il n’y a pas de recette unique”

A la Cuma de la Vallée des deux fonds à Chantenay-Villedieu (Sarthe), le parc matériel a bien évolué depuis 20 ans. “

On a commencé par des systèmes de pseudo labour en un seul passage avec décompacteur, rotalabour suivi d'une planche de semis avec la trémie de ravitaillement à l'avant”, raconte Stéphane Leguy, président de la Cuma. L'objectif initial était de passer au semis intégral en TCS et de limiter le travail du sol. Mais cette combinaison ne s'avère pas satisfaisante.

“Ça revenait quasiment à faire du labour !”

Est alors arrivé l'Unidrill de chez Sulky pour tester le semis direct. Ce semoir comporte “

un disque ouvreur et des roues plombeuses à l'arrière pour implanter en travaillant le sol un minimum”, précise Michel Seznec, animateur Cuma. Mais là aussi, l'essai n'est pas concluant. “

Le sol n'était pas prêt”, reprend Stéphane Leguy. S'ajoutent à cela des problèmes de compaction “

car en système polyculture élevage, on a beaucoup de trafic dans les parcelles entre l'ensilage et l'épandage des fumiers”. Résultat, l'Unidrill est abandonné.


Trouver le matériel adéquat



Les adhérents optent pour un déchaumeur à bêches roulantes Compil de chez Duro, avec une trémie et une rampe de semis de la même largeur que les bêches, situées à l'avant. Sont ainsi semés les couverts, les cultures d'automne (blé, orge, colza) et les pois de printemps. Et pour pallier le problème de compaction, les agriculteurs s'orientent vers le strip-till Duro suivi d'un semoir à disques de marque Ribouleau. Les dents espacées de 75 cm à l'origine ont été ramenées à 60

“pour ne pas apporter de modification au semoir” et pouvoir implanter du maïs et du colza. “

Le strip-till ne travaille que sur la ligne de semis. Il possède un disque ouvreur qui découpe les pailles, un chasse débris qui évite le contact des semences avec les résidus, une dent qui ameublit le sol plus ou moins en profondeur en fonction des réglages, des disques déflecteurs qui produisent de la terre fine et referment le passage, en enfin un rouleau qui rappuie la bande travaillée”, détaille l'animateur Cuma. Ensuite, le semoir passe exactement dans la ligne de semis, grâce au système RTK qui équipe le tracteur. Le travail peut se faire en combiné ou en deux passages. Pour Stéphane Leguy, “

en colza, on sème en combiné sur sol ressuyé. Si on passe le semoir deux à trois jours plus tard, la terre a séché et on a perdu les bénéfices du strip-till. C'est différent pour le maïs. Au printemps, il vaut mieux préparer un peu avant pour réchauffer le sol et passer le semoir deux jours après le strip-till”. Et de conclure, “

on doit toujours s'adapter, il n'y a pas de recette unique”.


A la Cuma de la Vallée des deux fonds à Chantenay-Villedieu (Sarthe), le parc matériel a bien évolué depuis 20 ans. “

On a commencé par des systèmes de pseudo labour en un seul passage avec décompacteur, rotalabour suivi d'une planche de semis avec la trémie de ravitaillement à l'avant”, raconte Stéphane Leguy, président de la Cuma. L'objectif initial était de passer au semis intégral en TCS et de limiter le travail du sol. Mais cette combinaison ne s'avère pas satisfaisante.

“Ça revenait quasiment à faire du labour !


Est alors arrivé l'Unidrill de chez Sulky pour tester le semis direct. Ce semoir comporte “

un disque ouvreur et des roues plombeuses à l'arrière pour implanter en travaillant le sol un minimum”, précise Michel Seznec, animateur Cuma. Mais là aussi, l'essai n'est pas concluant. “

Le sol n'était pas prêt”, reprend Stéphane Leguy. S'ajoutent à cela des problèmes de compaction “

car en système polyculture élevage, on a beaucoup de trafic dans les parcelles entre l'ensilage et l'épandage des fumiers”. Résultat, l'Unidrill est abandonné.



Trouver le matériel adéquat



Les adhérents optent pour un déchaumeur à bêches roulantes Compil de chez Duro, avec une trémie et une rampe de semis de la même largeur que les bêches, situées à l'avant. Sont ainsi semés les couverts, les cultures d'automne (blé, orge, colza) et les pois de printemps. Et pour pallier le problème de compaction, les agriculteurs s'orientent vers le strip-till Duro suivi d'un semoir à disques de marque Ribouleau. Les dents espacées de 75 cm à l'origine ont été ramenées à 60

“pour ne pas apporter de modification au semoir” et pouvoir implanter du maïs et du colza. “

Le strip-till ne travaille que sur la ligne de semis. Il possède un disque ouvreur qui découpe les pailles, un chasse débris qui évite le contact des semences avec les résidus, une dent qui ameublit le sol plus ou moins en profondeur en fonction des réglages, des disques déflecteurs qui produisent de la terre fine et referment le passage, en enfin un rouleau qui rappuie la bande travaillée”, détaille l'animateur Cuma. Ensuite, le semoir passe exactement dans la ligne de semis, grâce au système RTK qui équipe le tracteur. Le travail peut se faire en combiné ou en deux passages. Pour Stéphane Leguy, “

en colza, on sème en combiné sur sol ressuyé. Si on passe le semoir deux à trois jours plus tard, la terre a séché et on a perdu les bénéfices du strip-till. C'est différent pour le maïs. Au printemps, il vaut mieux préparer un peu avant pour réchauffer le sol et passer le semoir deux jours après le strip-till”. Et de conclure, “

on doit toujours s'adapter, il n'y a pas de recette unique”.


A la Cuma de la Vallée des deux fonds à Chantenay-Villedieu (Sarthe), le parc matériel a bien évolué depuis 20 ans. “

On a commencé par des systèmes de pseudo labour en un seul passage avec décompacteur, rotalabour suivi d'une planche de semis avec la trémie de ravitaillement à l'avant”, raconte Stéphane Leguy, président de la Cuma. L'objectif initial était de passer au semis intégral en TCS et de limiter le travail du sol. Mais cette combinaison ne s'avère pas satisfaisante.

“Ça revenait quasiment à faire du labour !


Est alors arrivé l'Unidrill de chez Sulky pour tester le semis direct. Ce semoir comporte “

un disque ouvreur et des roues plombeuses à l'arrière pour implanter en travaillant le sol un minimum”, précise Michel Seznec, animateur Cuma. Mais là aussi, l'essai n'est pas concluant. “

Le sol n'était pas prêt”, reprend Stéphane Leguy. S'ajoutent à cela des problèmes de compaction “

car en système polyculture élevage, on a beaucoup de trafic dans les parcelles entre l'ensilage et l'épandage des fumiers”. Résultat, l'Unidrill est abandonné.



Trouver le matériel adéquat



Les adhérents optent pour un déchaumeur à bêches roulantes Compil de chez Duro, avec une trémie et une rampe de semis de la même largeur que les bêches, situées à l'avant. Sont ainsi semés les couverts, les cultures d'automne (blé, orge, colza) et les pois de printemps. Et pour pallier le problème de compaction, les agriculteurs s'orientent vers le strip-till Duro suivi d'un semoir à disques de marque Ribouleau. Les dents espacées de 75 cm à l'origine ont été ramenées à 60

“pour ne pas apporter de modification au semoir” et pouvoir implanter du maïs et du colza. “

Le strip-till ne travaille que sur la ligne de semis. Il possède un disque ouvreur qui découpe les pailles, un chasse débris qui évite le contact des semences avec les résidus, une dent qui ameublit le sol plus ou moins en profondeur en fonction des réglages, des disques déflecteurs qui produisent de la terre fine et referment le passage, en enfin un rouleau qui rappuie la bande travaillée”, détaille l'animateur Cuma. Ensuite, le semoir passe exactement dans la ligne de semis, grâce au système RTK qui équipe le tracteur. Le travail peut se faire en combiné ou en deux passages. Pour Stéphane Leguy, “

en colza, on sème en combiné sur sol ressuyé. Si on passe le semoir deux à trois jours plus tard, la terre a séché et on a perdu les bénéfices du strip-till. C'est différent pour le maïs. Au printemps, il vaut mieux préparer un peu avant pour réchauffer le sol et passer le semoir deux jours après le strip-till”. Et de conclure, “

on doit toujours s'adapter, il n'y a pas de recette unique”.


A la Cuma de la Vallée des deux fonds à Chantenay-Villedieu (Sarthe), le parc matériel a bien évolué depuis 20 ans. “

On a commencé par des systèmes de pseudo labour en un seul passage avec décompacteur, rotalabour suivi d'une planche de semis avec la trémie de ravitaillement à l'avant”, raconte Stéphane Leguy, président de la Cuma. L'objectif initial était de passer au semis intégral en TCS et de limiter le travail du sol. Mais cette combinaison ne s'avère pas satisfaisante.

“Ça revenait quasiment à faire du labour !


Est alors arrivé l'Unidrill de chez Sulky pour tester le semis direct. Ce semoir comporte “

un disque ouvreur et des roues plombeuses à l'arrière pour implanter en travaillant le sol un minimum”, précise Michel Seznec, animateur Cuma. Mais là aussi, l'essai n'est pas concluant. “

Le sol n'était pas prêt”, reprend Stéphane Leguy. S'ajoutent à cela des problèmes de compaction “

car en système polyculture élevage, on a beaucoup de trafic dans les parcelles entre l'ensilage et l'épandage des fumiers”. Résultat, l'Unidrill est abandonné.



Trouver le matériel adéquat



Les adhérents optent pour un déchaumeur à bêches roulantes Compil de chez Duro, avec une trémie et une rampe de semis de la même largeur que les bêches, situées à l'avant. Sont ainsi semés les couverts, les cultures d'automne (blé, orge, colza) et les pois de printemps. Et pour pallier le problème de compaction, les agriculteurs s'orientent vers le strip-till Duro suivi d'un semoir à disques de marque Ribouleau. Les dents espacées de 75 cm à l'origine ont été ramenées à 60

“pour ne pas apporter de modification au semoir” et pouvoir implanter du maïs et du colza. “

Le strip-till ne travaille que sur la ligne de semis. Il possède un disque ouvreur qui découpe les pailles, un chasse débris qui évite le contact des semences avec les résidus, une dent qui ameublit le sol plus ou moins en profondeur en fonction des réglages, des disques déflecteurs qui produisent de la terre fine et referment le passage, en enfin un rouleau qui rappuie la bande travaillée”, détaille l'animateur Cuma. Ensuite, le semoir passe exactement dans la ligne de semis, grâce au système RTK qui équipe le tracteur. Le travail peut se faire en combiné ou en deux passages. Pour Stéphane Leguy, “

en colza, on sème en combiné sur sol ressuyé. Si on passe le semoir deux à trois jours plus tard, la terre a séché et on a perdu les bénéfices du strip-till. C'est différent pour le maïs. Au printemps, il vaut mieux préparer un peu avant pour réchauffer le sol et passer le semoir deux jours après le strip-till”. Et de conclure, “

on doit toujours s'adapter, il n'y a pas de recette unique”.


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18 décembre 2020 - N° 51 - Notre dernier numéro
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